Pianiste, accompagnateur, chambriste et enseignant, Mickaël Lipari-Mayer place l’écoute et le dialogue au cœur de sa pratique musicale. L’adaptation, la recherche d’un langage commun et le travail collectif occupent une place centrale dans son approche du piano.
Pianiste au toucher élégant et sensible (Le Journal du Parlement), il envisage la musique comme un espace de rencontre : avec une œuvre, un artiste, un public, mais aussi avec soi-même. Son répertoire, qui s’étend du folklore médiéval aux musiques des XXe et XXIe siècles, naît d’une recherche personnelle d’œuvres avec lesquelles il entretient un lien intime et qu’il souhaite partager dans toute leur profondeur et leur humanité.
Né à Paris d’une mère franco-hongroise et d’un père sicilien, Mickaël se produit depuis l’âge de sept ans dans des contextes variés : récitals, musique de chambre, lectures musicales et projets interdisciplinaires. Il a notamment été invité par le Festival Notes d’Automne, le Festival International de Violoncelle de Beauvais, les Fêtes de Ghent, le Palazzo Gallio, l’Oberlin Conservatory et les Maisons de la Culture de Montréal, ainsi que par France Musique et Radio Classique.
Son parcours l’a conduit de Paris à Montréal puis aux États-Unis, où il a étudié auprès de Dang Thaï Son et Stanislav Ioudenitch. Ces années ont nourri une approche personnelle du piano, fondée sur l’écoute, la recherche et le dialogue.
Cette volonté de faire dialoguer la musique avec d’autres formes d’expression se retrouve notamment dans sa collaboration avec le comédien Michel Voletti autour du De Profundis d’Oscar Wilde, distinguée par un TTT de Télérama, ainsi que dans son duo avec la soprano Manon Lamaison, récompensé par Jeunes Talents en 2021 et par le Prix Mailliard en 2022. Il compose également pour le cinéma, notamment pour les films Them et 68 Ways of Loving de Zoltán Mayer.
Attaché à la transmission, Mickaël poursuit actuellement un doctorat en interprétation à l’Université de Montréal et une maîtrise en pédagogie du piano au CNSMDP de Paris.
Depuis près d’une décennie, le gong fu cha, art traditionnel chinois de la préparation du thé, accompagne sa vie artistique. Entre musique, thé, littérature et gastronomie, Mickaël cultive une même attention aux gestes, aux sensations et aux moments de partage — autant de dimensions qui nourrissent sa manière de faire de la musique.