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Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec

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Entrevue avec Alexandre Da Costa | Violon



Le samedi 24 novembre, 10 h, les parents, les professeurs de violon et leurs élèves, de même que le grand public sont invités à venir observer la relation privilégiée et les échanges fascinants entre le maître et les élèves du Conservatoire durant un cours de maître avec Alexandre Da Costa !
L’entrée est libre.

Afin d’en connaître un peu plus sur le musicien et le maître, quelques questions lui ont été adressées et c’est avec grand plaisir que celui-ci s’est prêté au jeu.

Découvrez les dessous de ce violoniste dont la réputation n’est plus à faire...

À quel âge avez-vous commencé vos études en violon ? 5 ans

Qu’est-ce qui vous a poussé à apprendre le violon ?
L’art m’a entouré très tôt. Ma mère, peintre et sculpteure, aimait beaucoup le violon et à ma demande, elle a accepté de m’offrir des cours de violon.

Comment décririez-vous la relation maître/élève au Conservatoire ?
Je me rappelle du Conservatoire avec beaucoup d’enthousiasme et de sérieux. En effet, les professeurs du réseau des conservatoires sont tous de grands professionnels, et c’est cet encadrement de haut niveau dès un jeune âge qui m’a ouvert les portes à une carrière internationale.

Lorsque vous étiez aux études, quel est le conseil reçu qui vous a le plus inspiré ?
On m’a bien sûr répété que pratiquer était d’une importance cruciale. Mais je crois que le meilleur conseil que j’ai reçu est venu de ma mère ; elle me poussait à me connecter sur mes sentiments intérieurs et à les extérioriser à travers mon instrument et ma musique. Je continue de suivre ce conseil aujourd’hui.

Qu’est-ce que vos études au Conservatoire vous ont apporté ?
Beaucoup de rigueur, une formation complète, et tous les outils nécessaires pour la poursuite de mes rêves professionnels.

Quelles recommandations donneriez-vous à des jeunes qui veulent faire carrière en musique ?
Être certain que la musique est sa passion et que la musique est plus qu’une simple voie professionnelle. En effet, être musicien, c’est vivre son feu intérieur, mais c’est aussi faire de grands sacrifices. Si on ressent cet appel artistique d’une manière profonde, les sacrifices s’effacent au contact de notre mission ultime qui est d’avoir un impact à long terme sur les gens et sur la société.

Selon vous, quel est le plus grand défi pour un jeune diplômé en musique ?
Trouver une manière de vivre de son art. Le musicien d’aujourd’hui doit faire preuve d’intelligence afin de trouver des avenues pour gagner sa vie tout en maintenant son intégrité artistique. Tous les chemins mènent à Rome, certains sont plus longs que d’autres mais il faut garder la foi !

Lorsque vous prenez congé de musique, quel est votre passe-temps préféré ?
Passer du temps avec mon fils, faire de la moto (j’ai une grosse Harley !), faire des projets d’affaires, regarder des séries sur Netflix !

Vous qui parcourez le monde, lorsque vous arrivez dans une nouvelle ville, quelle est la première chose que vous faites ?
Appeler ma famille, et tenter de me connecter sur la culture locale, notamment par la gastronomie locale, et le style de vie de l’endroit que je visite.

Avez-vous une salle préférée ? Est-ce qu’il y a une ville où vous n’avez pas encore joué et où vous rêvez de vous produire ?
J’aime beaucoup la Maison Symphonique, bien sûr, et j’adore y jouer. J’aimerais jouer au Théâtre des Champs-Élysées de Paris, et à l’Elbphilharmonie, en Allemagne ; je n’ai pas encore visité ces salles. Et j’aimerais rejouer le plus souvent possible au Musikverein de Vienne et à la Philharmonie de Berlin. J’ai déjà fait plusieurs concerts dans ces salles mythiques, mais ce n’est jamais assez !

Lorsque l’on fait une carrière de soliste, est-ce que l’on se sent seul, parfois ?
Oui, bien sûr. La solitude fait partie du quotidien d’un soliste. C’est la raison pour laquelle mes prochains projets sont plus inclusifs, et me placent dans une situation de grandes collaborations régulières avec des collègues et des amis.

Quelle est votre plus grande réussite ?
Mon fils, bien sûr. Il n’y a rien de plus important et de plus fort que le lien familial. Je sens que chaque note que je joue à présent lui est dédiée, et que mes projets sont des outils pour lui montrer le chemin et lui assurer une belle éducation. Mon fils Mattenzo m’a donné un certain sens de noblesse, j’ai compris bien des choses après sa naissance.

Quels sont vos projets pour la prochaine année ?
La sortie d’un nouvel album, qui sera en fait un premier album cross-over pour moi. C’est aussi une première pour moi au niveau de la création, puisque j’ai composé, joué, produit, et réalisé une grande partie de ce qui s’y retrouve. J’ai travaillé avec des artistes comme Bruno Pelletier, Grégory Charles, La Bronze, Richard Desjardins, Taurey Butler, Robert Lafond, etc. C’est ma manière de partager ma vision de la musique : il n’y a pas tant de sortes de musique que ça ; il n’y en a que deux : la bonne et la mauvaise !


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    Dernière modification 21 décembre 2018 - 2018-12-21
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