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Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec

Les anciens du Conservatoire d’art dramatique de Québec

  • 'Denise Gagnon'
  • 'Jacques-Henri Gagnon'
  • 'Renée Hudon'
  • 'Paule Savard'
  • 'Suzanne Lévesque'
  • 'Jean-Yves Gaudreault'
  • 'André Ricard'
  • 'Jean-René Ouellet'
  • 'Raymond Cloutier'
  • 'Francine Ruel'
  • 'Marie Tifo'
  • 'Jack Robitaille'
  • 'Jean-Léon Rondeau'
  • 'Normand Chouinard'
  • 'Rémy Girard'
  • 'Marie Laberge'
  • 'Reynald Robinson'
  • 'Germain Houde'
  • 'Pierrette Robitaille'
  • 'Micheline Bernard'
  • 'Robert Lepage'
  • 'Robert Bellefeuille'
  • 'Denis Bernard'
  • 'Marie-Ginette Guay'
  • 'Jacques Leblanc'
  • 'Lise Castonguay'
  • 'Marie-Thérèse Fortin'
  • 'Marie Gignac'
  • 'Guylaine Tremblay'
  • 'Louise Allaire'
  • 'Monique Dion'
  • 'Denis Lamontagne'
  • 'Jean Hazel'
  • 'Marie Brassard'
  • 'Benoit Gouin'
  • 'Josée Deschênes'
  • 'Céline Bonnier'
  • 'Christian Fontaine'
  • 'Isabelle Larivière'
  • 'Carol Cassistat'
  • 'Antoine Laprise'
  • 'Marie-Chantale Vaillancourt'
  • 'Carl Fillion'
  • 'Réjean Vallée'
  • 'Normand Daneau'
  • 'Jean-Sébastien Ouellette'
  • 'Hugues Frenette'
  • 'Anick Lemay'
  • 'Pierre-Francois Legendre'
  • 'Anne-Marie Olivier'
  • 'Évelyne Rompré'
  • 'Vano Hotton'
  • 'Frédéric Dubois'
  • 'Catherine Higgins'
  • 'Hélène Florent'
  • 'Jean-Philippe Joubert'
  • 'Christian Michaud'
  • 'Jennifer Tremblay'

'Denise Gagnon'

Denise Gagnon

J’étais de la première promotion du Conservatoire en 1958-1961. Ces trois années ont été marquantes pour moi ; elles m’ont tout appris sur ce métier que je fais avec passion. Cela n’a pas été sans mal mais la passion en est sortie indemne. Mes années d’enseignement y ont été parmi les plus heureuses de ma vie.

Comédienne respectée de tous, Denise Gagnon s’est illustrée dans un grand nombre de spectacles dont Moulins à paroles, Les troyennes, La reine de beauté de Leenane et Le Cid. Elle a reçu le prix Paul-Hébert à deux reprises ainsi que le prix des abonnés du Trident en 1998. À la télévision, elle fait partie de la série L’auberge du chien noir. Elle a été directrice artistique du Théâtre de la Commune de 1980 à 1989.

Denise Gagnon a été choisie comme marraine de la promotion 2003 du Conservatoire d’art dramatique de Québec.

Photo : Marc Lajoie

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'Jacques-Henri Gagnon'

Jacques-Henri Gagnon

Le Conservatoire a été pour moi la découverte et l’approfondissement des grands textes de la littérature théâtrale, l’apprentissage des techniques de jeu, mais surtout, il a été un miroir qui m’a fait prendre conscience de mes qualités et de mes défauts. Un acteur n’est-il pas composé des deux ?

Il a derrière lui près de 80 pièces de théâtre. Il a joué dans des pièces du répertoire (Le songe d’une nuit d’été, La mort d’un commis voyageur, Les femmes savantes) et participé à une vingtaine de créations telle La mémoire de Rhéa. Il a travaillé plusieurs années comme réalisateur à la radio de Radio-Canada et en tant que comédien dans plusieurs séries dont 4 et demi, Emma et Quadra.

Photo : © Sophie Grenier

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'Renée Hudon'

Renée Hudon

J’avais 20 ans, tout à apprendre ! Le Conservatoire m’a formée à comprendre et à aimer les êtres humains dans leurs différences, leur force et leur fragilité, si intensément présentes au théâtre. Chapeau à celles et ceux qui transmettent avec passion l’amour et le respect du métier.

Renée Hudon a joué entre autres au Théâtre du Trident, dans Pourquoi moi ?, Les belles-sœurs, Dialogues des Carmélites, et a donné de nombreux récitals de poésie tout en menant une carrière d’animatrice à la radio et à la télévision de Radio Canada pendant plus de 25 ans. Elle est chargée de cours en Communication orale à l’Université Laval et dirige avec sa fille, l’entreprise Renée Hudon Parole Publique. Elle est Chevalière de l’Ordre national du Québec et Chevalière de l’Ordre des Arts et des Lettres de la République française.

Photo : Geneviève Dorion Coupal

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'Paule Savard'

Paule Savard

Pour moi, le Conservatoire a été une mise au monde. Accéder aux mots, à la parole, aux rythmes des auteurs... Imaginer et croire. Jouer avec joie, humour et gravité. Que demander de plus ? Merci à Jean Valcourt qui m’a conduite sur cette voie.

Premier prix du Conservatoire en 1962, puis boursière du gouvernement du Québec en 1964, Paule Savard ira étudier deux ans à Paris chez Tania Balachova, en plus de ses études à la Sorbonne. À son retour, elle enseignera l’interprétation au Conservatoire durant plus de 30 ans. Metteure en scène et comédienne, elle a joué dans Les trois soeurs, Festen, Une pièce espagnole et a fait la mise en scène de Cuisine et dépendance.

Les finissantes et finissants de l’année 2006 ont été marrainés par madame Savard.

Photo : Louise Leblanc

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'Suzanne Lévesque'

Suzanne Lévesque

Monsieur Valcourt, Jean Guy, Benoît, Jean-Pierre, Andrée, Thomas, Denise, Paule, Jacques-Henri, Pascal (qui venait nous voir de Montréal et qui était si beau). L’Institut canadien, la rue Dauphine, la Vieille Europe. La jeunesse, l’idéal, l’enthousiasme contagieux, la terreur du Concours et le THÉÂTRE. Les trois plus belles années de ma vie.

La belle Isabelle de Sol et Gobelet s’est surtout fait connaître comme animatrice d’émissions culturelles à la télévision : Coup d’œil, La bande des six, Sous la couverture et Le plaisir croît avec l’usage. Elle a à son actif près de 30 ans de radio quotidienne.

Photo : © Laurence Labat

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'Jean-Yves Gaudreault'

Jean-Yves Gaudreault

C’est un cliché mais mon séjour au Conservatoire de Québec est la plus belle période de ma vie. Le Vieux-Québec, au début des années 60, un grand maître qui me montre à marcher, à parler, à lire et à penser ; des camarades généreux et possédés de Dionysos : Jean Guy Pichette, Suzanne Lévesque, Jean-Pierre Compain, Denise Verville, Benoit, Gisèle, Gilles et tous les autres ; pour terminer, deux Premiers prix avec comme répliques Jean-Marie Lemieux et Denise Paradis Gagnon. Un élan pour 50 ans ! C’est pour quand le Conservatoire de l’âge d’or ? Je m’y inscris…

Né en 1943, au bord de la rivière Malbaie, en Charlevoix, Jean-Yves Gaudreault renaît culturellement, en 1961, grâce à Jean Valcourt, alors directeur du Conservatoire d’art dramatique à Québec. Il termine le Conservatoire avec deux Premiers prix.

En 1965, dans une création de Paul Gauthier, il obtient le trophée de découverte au Festival de théâtre de Montréal. Jeune comédien, il travaille avec Jean Gascon et effectue de nombreux stages en Europe. Il fonde, en 1968, la première compagnie permanente et autogérée de théâtre pour enfants : Le Théâtre des Pissenlits. De 1976 à 1980, il est directeur artistique du Théâtre Populaire du Québec, qu’il conduit notamment au Festival d’Avignon en 1977, et en tournée européenne. Le Festival Molière de Charlevoix l’occupe, de 1984 à 1996. Il est président et codirecteur artistique avec Joseph Saint-Gelais. Jean-Yves Gaudreault se qualifie de décentralisateur et son action a toujours été de développer de nouveaux publics, tout en favorisant la création. Au cours de sa carrière, il participe à 6000 représentations sur scène.

Photo : Collection personnelle

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'André Ricard'

André Ricard

Trois années intenses, inquiètes et réjouies à approfondir la notion d’exigence indispensable à l’art. Une méditation accomplie davantage à voir mes camarades raffiner la notion de personnage, de style, de situation qu’à endosser moi-même l’identité d’un autre. Exercice cependant qui devait m’inspirer un respect, une admiration jamais démentis pour ces êtres de générosité que sont les acteurs.

Cofondateur et animateur du Théâtre de l’Estoc de Québec, il devient ensuite scénariste et réalisateur à la télévision. Auteur de huit pièces de théâtre publiées, il a également été président du Centre des auteurs dramatiques. Il a été honoré de prix autant pour ses films que pour son écriture ; il a été reçu, en 1996, à l’Académie des lettres et nommé chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres de France.

Photo : © Luc Chartier

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'Jean-René Ouellet'

Jean-René Ouellet

1965-1966 : Une chose exceptionnelle allait se produire dans ma vie grâce à ma rencontre avec des gens qui allaient transformer le cours de mon existence. Le Conservatoire a représenté pour moi un lieu d’éveil à la littérature, à la poésie, ainsi qu’aux grands textes : la prise de conscience d’un monde nouveau et infini. Je profite donc de l’occasion qui m’est offerte pour remercier M. Jean Valcourt, Mme Martine Rollet, Mme Denise Gagnon, M. Robert Desjarlais, M. Roger Citerne, M. Jean Guy, M. Marc Doré et M. Paul Bussières. Je vous suis éternellement reconnaissant. Longue vie au Conservatoire !

Après une carrière active au théâtre, d’abord à Québec puis à Montréal, il se tourne peu à peu vers la télévision et le cinéma. Au petit écran, on a pu le voir dans des téléséries telles que Omerta, Paparazzi. Au cinéma, il a joué dans, entre autres, Les invasions barbares, La conciergerie, Le sexe des étoiles. Il a également participé à l’événement Le moulin à parole sur les plaines d’Abraham en 2009.

Photo : Stéphane Dumais

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'Raymond Cloutier'

Raymond Cloutier

L’envol, l’exultation. Une quatrième année d’études dans la folie de 1968. La rencontre déterminante de Marc Doré. La chaleur rassurante du Vieux-Québec et la liberté de créer. Je m’en veux encore d’avoir raflé la bourse pour l’Europe au concours de sortie. Mes excuses à mes camarades, quoique cela leur a permis de démarrer un an plus tôt que moi.

Il a été l’un des membres fondateurs du Grand Cirque ordinaire en 1969. Comédien toujours très actif et impliqué, il joue au cinéma (L’ange de goudron, Mariages), à la télévision (Louis Riel, Trudeau, La vie la vie, Ces enfants d’ailleurs, Chambre no 13), au théâtre (Les fourberies de Scapin, Quatuor) en plus d’animer l’émission Vous m’en lirez tant, à Radio-Canada. Depuis août 2007, il est de retour à la direction du Conservatoire d’art dramatique de Montréal après un premier mandat de 1987 à 1995.

Photo : Véro Boncompagni

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'Francine Ruel'

Francine Ruel

Les trois plus belles années de ma vie. Trois années essoufflantes, ébouriffantes, passionnantes. Je me suis sentie comme un poisson heureux de nager, même à contre-courant, j’ai eu des ailes. De belles ailes qui vous propulsent haut et heureux ou très bas dans le doutant de tout, mais des ailes dont j’ai encore l’usage aujourd’hui. J’ai eu régulièrement entre 4 et 65 ans. J’ai été souvent fatiguée et je savais pourquoi, mais j’étais vivante des deux côtés de la peau. Trois années qui m’ont amenée si loin et tellement près de moi.

Figure bien connue du public, elle a joué dans plusieurs téléséries et animé les émissions L’été, c’est péché et La Dolce Vita. Au cinéma, on l’a vue, entre autres, dans La comtesse de Bâton rouge, Ding et Dong, le film. Elle a joué au théâtre mais a aussi écrit (elle est l’un des auteurs de Broue), fait des textes pour la télévision, le cinéma et la chanson. Elle a reçu un prix Gémeaux pour Scoop et un prix Métro-Star pour Diva.

Photo : Monic Richard

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'Marie Tifo'

Marie Tifo

Le Conservatoire d’art dramatique de Québec : l’école de théâtre que j’ai choisie et qui m’a fait découvrir un univers de formes. de sons et d’émotions. Un dur labeur, mais la joie d’aller au bout des choses et, surtout, un regard sur soi et sur le monde.

De 1970 à 1980, elle a joué à Québec dans plus d’une cinquantaine de pièces dont Le Temps d’une vie. Elle a ensuite poursuivi sa carrière à Montréal où elle travaille au théâtre (L’hiver de force, M. Bovary), à la télévision (Les poupées russes, Temps dur) et au cinéma (Père et fils, Un homme et son péché). Elle est récipiendaire de plusieurs prix dont le Hugo d’argent au Festival de Chicago pour Les bons débarras. Un timbre à son effigie dans une scène de ce même film a été émis pour souligner le centenaire du cinéma canadien.

La promotion 2009 du Conservatoire porte son nom.

Photo : Monic Richard

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'Jack Robitaille'

Jack Robitaille

Ce fut une dure école. J’ai dû apprendre tout à la fois, car je ne savais rien. J’ai rencontré des maîtres exigeants qui m’ont confronté à moi-même. Ils m’ont beaucoup donné. Ce fut une bonne école.

À sa sortie du Conservatoire, il a participé à la fondation du Théâtre Parminou. Pigiste depuis 1978, il a joué dans de très nombreuses productions dont Bureautopsie, Antigone, Le colonel et les oiseaux, Œdipe à Colone, Ubu roi, Les feluettes et Lentement la beauté. L’enseignement a aussi occupé une bonne partie de son temps. Très engagé dans son milieu, il a dirigé le Théâtre de la Bordée de 1997 à 2004.

Jack Robitaille est le parrain de la promotion 2005 du Conservatoire d’art dramatique de Québec.

Photo : © Sophie Grenier

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'Jean-Léon Rondeau'

Jean-Léon Rondeau

La formation que j’ai acquise au Conservatoire a été pour moi sans pareille. On m’a enseigné la rigueur nécessaire à la pratique d’un métier passionnant. Les trois années que j’y ai passées ont alimenté mon enthousiasme tout en canalisant mes « folles » énergies et m’ont permis surtout d’acquérir le niveau de confiance suffisant pour créer, gérer et vivre du théâtre.

Son association avec le Théâtre Parminou, dont il est cofondateur, a duré près de 25 ans. Au sein de cette compagnie, il a été coauteur de 17 créations collectives, a signé la mise en scène de 9 créations et joué dans 26. Il a été directeur général de l’Académie québécoise du théâtre de 1993 à 2002.

Photo : Michel Gagné

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'Normand Chouinard'

Normand Chouinard

Le Conservatoire d’art dramatique de Québec fut pour moi le lieu de tous les plaisirs, de toutes les passions, de toutes les découvertes, et ça continue Merci Jean Guy, Merci Marc. Merci à tous ces professeurs qui ont su alimenter en moi la flamme éternelle.

Normand Chouinard a interprété plusieurs grands rôles au théâtre : Don Quichotte, Georges Dandin et le Vladimir d’En attendant Godot. Artiste accompli, trois fois lauréat du prix Gascon-Roux, il a participé à de nombreuses émissions de télévision, a joué dans des opérettes, a fait de la mise en scène (L’hôtel du libre-échange et Ubu roi en avril 2007 avec Rémy Girard et Marie Tifo), a enseigné l’art dramatique et collaboré à l’écriture de scénarios. Il a dirigé le Conservatoire d’art dramatique de Montréal de 1995 à 2001.

Monsieur Chouinard est le parrain de la promotion 2010 du Conservatoire d’art dramatique de Québec.

Photo : © Pierre Arpin

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'Rémy Girard'

Rémy Girard

Lorsque je suis entré au Conservatoire de Québec à l’automne de 1972, j’étais déjà un mordu du théâtre. Mais ce qui n’était jusque-là, pour moi, qu’une démarche instinctive est devenu au contact de grands professeurs comme Marc Doré, en improvisation, et Jean Guy, en interprétation, une prise de conscience et la découverte de tout un monde de créativité : un choc ! De simple plaisir, le théâtre devenait une façon de vivre... d’être !

Il a interprété pas moins d’une centaine de rôles aux grand et petit écrans, que l’on pense à Dans le ventre du dragon, Les Boys, au Déclin de l’empire américain, aux Invasions barbares, qui lui ont valu un prix Jutra et Génie, ou à La petite vie, Bunker et Les Bougon. Lauréat de nombreux prix dont le prix Gascon-Roux pour Les joyeuses commères de Windsor et Galilée, il a joué entre autres dans L’ouvre-boîte, Don Quichotte, En attendant Godot. Il a été cofondateur du Théâtre Parminou.

La promotion 2008 du Conservatoire d’art dramatique de Québec porte son nom.

Photo : François Brunelle

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'Marie Laberge'

Marie Laberge

Le « Connais-toi toi-même » de Socrate auquel on aspire emprunte toutes sortes de chemins. C’est probablement le plus grand enseignement que j’ai reçu du Conservatoire. L’apprentissage a été ardu et, je dois l’avouer, sans grand bonheur quoique sans regrets. C’est dans cette école que j’ai mis à l’épreuve ma détermination artistique, mes convictions et ma passion féroce pour le théâtre. Et je ne m’y suis pas perdue. Par la suite, dans la vie professionnelle, qui exige une constante vigilance pour sauvegarder son bonheur et son intégrité artistiques, les années-conservatoire ont largement payé de retour : je savais qui j’étais et ce que je voulais. Merci Socrate, merci le Conservatoire.

Écrivaine, actrice, metteure en scène et professeure de théâtre durant de nombreuses années, Marie Laberge a choisi depuis 1992, de privilégier l’écriture, ce qui lui a valu plusieurs prix et de nombreux honneurs. Elle a écrit une douzaine de pièces de théâtre, dont plusieurs jouées internationalement, et neuf romans parmi lesquels la célèbre trilogie Le goût du bonheur.

Photo : Johanne Mercier

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'Reynald Robinson'

Reynald Robinson

Le Conservatoire, c’est le premier lieu où je me suis senti aimé et accepté ! Tout simplement ! Comme Si on m’avait donné la bouée que j’attendais. Je pouvais exister avec mes défauts et mes qualités, tout ensemble, car tout me servait et me menait à la création.

Il a joué dans une cinquantaine de spectacles. Il a signé près de trente mises en scène, écrit des textes pour enfants, L’Homme, Chopin et le petit tas de bols ; et pour adultes, Blue bayou, L’hôtel des horizons et La salle des loisirs qui lui a valu le Masque du meilleur texte. De 1988 à 1992, il a occupé le poste de directeur artistique au Théâtre du Gros Mécano.

Photo : © Sophie Grenier

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'Germain Houde'

Germain Houde

Le Conservatoire, c’est trois des plus belles années de ma vie. J’étais tombé en amour avec le jeu. Jouer, ce bonheur que j’ai pu pratiquer sans relâche et souvent avec rage. Souvent jour et nuit avec des gens que j’aimais parce qu’ils aimaient la même chose que moi. « Acter ». Devenir un artiste. Toucher au divin. Un cadeau du ciel. Merci.

Il a collaboré et participe encore à de grandes téléséries : pensons aux Filles de Caleb, Omerta, Scoop, Tabou et Temps dur. Il a joué dans une vingtaine de productions cinématographiques, dont Les bons débarras, Un zoo la nuit, Le survenant. Au théâtre, il a joué entre autres dans La grande Magia (Masque du meilleur acteur) et Le peintre des madones. Il a reçu plusieurs prix tant pour ses rôles au cinéma, à la télévision qu’au théâtre.

Photo : © Monic Richard

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'Pierrette Robitaille'

Pierrette Robitaille

Pour moi, le Conservatoire est une époque aux souvenirs inoubliables. On m’y a donné des références solides et l’on m’a ouvert des horizons tout en me permettant d’être ce que je suis. Au Conservatoire, je n’ai pas choisi « ma voie », j’ai tout pris de ce qui m’était offert, comme des cadeaux que je garde aujourd’hui précieusement.

Au théâtre, elle a participé à plus de soixante productions. Trois rôles parmi plusieurs : Toinette dans Le malade imaginaire, Angélique dans L’hôtel du libre-échange, Mistress Quickly dans Les joyeuses commères de Windsor. Au cinéma, elle fut dernièrement de Mambo italiano et C’t’à ton tour Laura Cadieux. Elle était de la fondation du Théâtre de la Bordée où elle a participé à plusieurs créations dont Bobépine.

Photo : Monic Richard

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'Micheline Bernard'

Micheline Bernard

Le Conservatoire ? Trois années de « bonheur » dans un monde de culture et de travail, trois années à y découvrir ma place. Alors que le doute est toujours si présent, le Conservatoire m’a apporté la conviction profonde de ne pas m’être trompée en choisissant ce métier... cette vie !

Elle a tenu des rôles dans une quarantaine de pièces, dont Nathan le sage, La cerisaie (Masque de la meilleure actrice de soutien), La fin de la civilisation, La reine de beauté de Leenane. On a pu la voir à la télévision dans Max inc., Cauchemar d’amour et Radio Enfer et au cinéma où elle a joué dans 20 h 17, rue Darling et Le sphinx. Elle a reçu plusieurs prix tant pour ses interprétations au théâtre qu’à la télévision.

La promotion 2011 du Conservatoire d’art dramatique de Québec porte son nom.

Photo : Johanne Mercier

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'Robert Lepage'

Robert Lepage

Plus qu’une école d’interprétation, le Conservatoire d’art dramatique de Québec a été pour moi une école de création, qui m’a amené sur le terrain du jeu dont les règles sont de comprendre avant d’apprendre, d’observer avant d’absorber et de recevoir avant de concevoir. Puisse-t-il continuer à jouer son rôle d’incubateur pour une espèce en voie de disparition « l’acteur-créateur ».

D’abord associé au Théâtre Repère, il s’impose comme l’une des principales forces créatrices du pays. Avec La trilogie des dragons et Vinci, son travail obtient une reconnaissance internationale. En 1994, il fonde sa compagnie de production, Ex Machina, avec laquelle il crée au théâtre La face cachée de la lune, Le projet Andersen, Lipsynch et Le dragon bleu. Il applique également sa démarche artistique à d’autres disciplines, comme le cinéma : Le Confessionnal, Le Polygraphe, Possible Worlds et La face cachée de la lune. Son intérêt pour la musique l’amène à signer des mises en scène pour les spectacles de Peter Gabriel. Il fait une entrée remarquée dans le monde de l’opéra, entre autres avec Le Rossignol et autres fables, acclamé partout où il est présenté, et il réalise la mise en scène du Ring de Wagner pour le Metropolitan Opera de New York. Il signe également la mise en scène du spectacle du Cirque du Soleil présenté à Las Vegas : . Enfin, dans le cadre des festivités entourant le 400e anniversaire de la ville de Québec en 2008, il crée avec Ex Machina, la plus grande projection architecturale jamais réalisée : Le Moulin à images.

Photo : © Julie Perreault

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'Robert Bellefeuille'

Robert Bellefeuille

Quand je pense au Conservatoire, je vois un immense « terrain de jeu ». Cet espace de liberté a été pour moi un lieu privilégié, un lieu de risques, de dépassement, d’intimité intense où, jour après jour, j’ai touché à tous les aspects de l’univers théâtral : jeu, écriture, mise en scène, scénographie. Au Conservatoire, on a imprimé en moi le mot « théâtre » laissant une marque durable, une empreinte profonde qui depuis guide ma vie et nourrit mes rêves.

Il écrit, joue et fait de la mise en scène, tant en français qu’en anglais. Sous sa direction artistique, le Théâtre de la Vieille 17 s’est taillé une place de choix dans le paysage théâtral canadien grâce à ses succès : La Machine à beauté, La Nuit, Le Nez, Lucky Lady, Épinal et L’Homme invisible/The Invisible man. Dernièrement il a mis en scène Edmond Dantès, Le comte de Monte-Cristo, Jouliks et le doux parfum du vide.

Photo : Mathieu Girard

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'Denis Bernard'

Denis Bernard

Le Conservatoire, pour moi, fut un véritable « révélateur ». Un incubateur, une chambre noire, un monastère, lieu privilégié de réflexion sur le jeu théâtral, la base de tout, laboratoire de recherche sur mon outil de travail... moi : l’enfant dans un corps d’homme.

Il a fait ses débuts à Québec où il a été membre fondateur du Théâtre Repère et directeur artistique du Théâtre Blanc. Se promenant entre le théâtre et la télévision, il a tenu des rôles dans de très nombreuses pièces dont Comédie russe, L’Habilleur, Je suis une mouette (non ce n’est pas ça), Vania, La Tempête et dans des téléséries comme Jack Carter, Fortier. Il a signé aussi quelques mises en scène dont La fin de la civilisation et Des hommes en habits.

Photo : Clara

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'Marie-Ginette Guay'

Marie-Ginette Guay

Le Conservatoire a été pour moi un accélérateur de curiosité. Je me souviens de mon enthousiasme quand j’ai été acceptée (j’ai embrassé la façade de l’école). Et, dans le tourbillon des trois années de découvertes qui ont suivi, ce souffre de joie s’est enrichi d’un travail quotidien qui m’inspire toujours.

Marie-Ginette Guay a joué sur les différentes scènes de Québec, et a interprété plus de quatre vingts personnages dans autant de pièces : Le cardigan de Gloria Esteban, La nuit de Valognes, Quatre à Quatre, Le Palier, Boudin, Révolte et camembert, 24 poses… Elle a reçu le Prix Janine Angers à deux reprises pour Un simple soldat en 2007 et Sainte-Carmen de la main en 1994 et celui de l’AQCT pour Concert à la carte en 1997. On peut aussi la voir au petit et grand écran. Son rôle de Lucette dans Continental un film sans fusil, une réalisation de Stéphane Lafleur, lui a valu une nomination au Prix Génie 2007. Elle incarne la mère de Jack Kerouac dans On the road, une réalisation de Walter Salles qui sortira sur nos écrans à l’hiver 2011. Elle a obtenu un Gémeaux en 2010 pour son rôle de Micheline Gagnon-Dubreuil dans la série Aveux une réalisation de Claude Desrosiers. Elle est de la série Yamaska diffusée sur les ondes de TVA et de Chabotte et fille diffusée à Télé-Québec. Elle a été directrice artistique du Théâtre Périscope de 2003 à 2011. Elle fait aussi de la mise en scène et enseigne la diction au Conservatoire de musique de Québec depuis 2003. On la retrouve au poste de professeur de diction au Conservatoire d’art dramatique de Québec depuis l’automne 2011.

Photo : Ève Leclerc du studio Perspective

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'Jacques Leblanc'

Jacques Leblanc

Le Conservatoire... Tout à coup, la réalisation d’un grand rêve ; la rencontre inopinée de quelqu’un que je ne connaissais pas encore et qui allait se révéler davantage à mesure que les années et les rô1es défileraient... moi avec mes émotions ! Merci de m’avoir donné ce que je pouvais prendre à ce moment-là et qui grandit encore avec le temps.

Parmi plus de 80 rôles, il a interprété Argan dans Le Malade imaginaire, Scapin dans Les Fourberies de Scapin, Sganarelle dans Dom Juan, Hosanna de Michel Tremblay. Trois fois lauréat du prix des abonnés du Trident et du prix Paul-Hébert, il s’attaque maintenant à la mise en scène d’opéra ; son Hansel et Gretel fut particulièrement remarqué. Il est directeur artistique du Théâtre de la Bordée depuis 2004.

Photo : Daniel Tremblay

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'Lise Castonguay'

Lise Castonguay

J’ai envie de parler du Conservatoire comme du lieu de ma naissance, le lieu où une partie de moi, inadéquate partout, pouvait enfin voir le jour. C’est là que j’ai commencé à pouvoir exister comme artiste. J’y ai appris surtout que le théâtre est un art fondamentalement axé sur l’humain, profondément ludique et passionnant comme l’amour.

Elle a écrit (Sirènes, La Maison bleue), elle a signé 25 mises en scène, joué dans plus de 50 pièces, (Les trois sœurs, À toi pour toujours, ta Marie-Lou), tourné au cinéma (20 h 17, rue Darling, La femme qui boit) et à la télévision (Grande Ourse). Elle a été présidente du conseil d’administration du Théâtre Périscope et codirectrice artistique du Théâtre du Gros Mécano.

Photo : © Sophie Grenier

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'Marie-Thérèse Fortin'

Marie-Thérèse Fortin

Apprendre puis oublier. Chercher à faire semblant pour vrai comme l’enfant qui a déjà été. Jouer. Chercher à dire quelque chose qui explose. Trouver le silence. Se surprendre dans l’infiniment personnel d’être universel. La constante étreinte d’une quête inépuisable.

Comédienne et metteure en scène, elle a fait partie d’un très grand nombre de productions. Ces dernières années, on a pu la voir au théâtre dans Andromaque, L’Officier de la garde, Les Troyennes, et à la télévision dans Le monde de Charlotte, Un monde à part et Temps dur. Elle a été honorée des prix Paul-Hébert, Nicky-Roy et Gémeaux. Elle a mis en scène L’Aigle à deux têtes. De 1997 à 2003, elle a occupé la direction artistique au Théâtre du Trident, et elle dirige le Théâtre d’Aujourd’hui, depuis 2004.

Photo : Angelo Barsetti

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'Marie Gignac'

Marie Gignac

Je ne sais pas ce que je serais devenue sans ça. Sans mon nom sur la liste des admis, un dimanche matin de mai. Sans les trois années qui ont suivi. École d’art, école de vie, j’y ai appris les chemins de la création débouchant à la fois sur le monde et au milieu de moi.

Codirectrice artistique du Carrefour international de théâtre de Québec, elle est aussi associée étroitement aux œuvres de Robert Lepage comme comédienne et conceptrice : La Trilogie des dragons, Les Plaques tectoniques, Les Sept branches de la rivière Ota, Le Confessionnal et . Elle a aussi signé les mises en scène de L’Officier de la garde, Six personnages en quête d’auteur et L’Effet Médée.

Photo : © Sophie Grenier

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'Guylaine Tremblay'

Guylaine Tremblay

Imaginez un voyage de trois ans... un voyage qui vous fait vivre de grandes joies, de grandes peines, des amitiés qui, vous le sentez, dureront toute votre vie. Des fous rires, des moments de doute intense, heureusement suivis de moments de grâce qui vous plongent dans un bonheur lumineux ! Le Conservatoire, c’est tout ça et beaucoup plus. Mais j’ai mes secrets... Merci à tout le monde d’avoir été là.

Après avoir joué quelques années à Québec, où elle a récolté trois prix, elle a poursuivi sa carrière à Montréal. Elle a interprété une quarantaine de personnages au théâtre. Elle a travaillé au cinéma, notamment dans Les Aimants et 20 h 17, rue Darling. À la télévision, on l’a vue dans plusieurs séries dont La Petite vie, 4 et demi et dans Annie et ses hommes, rô1e pour lequel elle a remporté deux prix Gémeaux et deux prix Métro-Star.

Photo : Monic Richard

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'Louise Allaire'

Louise Allaire

Le Conservatoire fut pour moi un milieu de vie, un incubateur où l’apprentissage de tous les aspects liés au monde théâtral, tels les différentes facettes du théâtre et de son répertoire, les différentes techniques de jeu, le processus de création, la vie de groupe et le travail en équipe, me portent encore aujourd’hui dans mon travail au sein du milieu théâtral. J’en garde des souvenirs impérissables et inestimables.

Travailleuse de fond infatigable, elle a été directrice générale du Théâtre Blanc, directrice des communications du Théâtre du Gros Mécano et coordonnatrice du volet Nouvelle Scène du Festival de Théâtre des Amériques. Son engagement comme directrice administrative et artistique des Productions Les Gros Becs a fait de cette compagnie l’un des diffuseurs de théâtre pour l’enfance et la jeunesse les plus dynamiques du Québec.

Photo : Marie Paré

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'Monique Dion'

Monique Dion

Trois années intenses, faites de travail, d’ouverture, de création. Un milieu riche d’apprentissages et de rencontres. Une vraie préparation à un métier passionnant. Et le souvenir de plaisirs inoubliables, c’est tout ça le Conservatoire !

Elle a travaillé à une soixantaine de spectacles pour différentes compagnies de Québec comme conceptrice des décors. Comme directrice artistique, elle a participé à plusieurs longs métrages dont Le Polygraphe, Nô, Une jeune fille à la fenêtre, Le marais entre autres et à la télésérie Chambre no 13. Pour la production télévisuelle des Sept branches de la rivière Ota, elle a gagné le prix de la meilleure direction artistique au Yorkton Short Films and Video Festival.

Photo : Kedl photographes

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'Denis Lamontagne'

Denis Lamontagne

Le Conservatoire a été pour moi un passage vers une meilleure connaissance du métier, me donnant les outils pour chercher en moi la vérité du personnage.

Depuis sa sortie du Conservatoire, il a joué dans plus de quarante pièces de théâtre. Ses rô1es marquants, Coco dans Cendres de cailloux, Vallier dans Ecce homo, Dick dans High Life et Johnny dans Johnny B. le tronc de Dieu pour lequel il a reçu le prix Paul-Hébert. A la télévision, il a interprété Gratien Gélinas dans la série Jean Duceppe, en plus de jouer dans Histoires de filles et L’Auberge du chien noir.

Photo : Frédérick Georges

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'Jean Hazel'

Jean Hazel

Pour moi, le Conservatoire a été le lieu de convergence de mes intérêts artistiques pour la sculpture, le dessin et l’espace. Les travaux effectués au Conservatoire m’ont permis d’exploiter mon imaginaire et de dépasser mes limites personnelles et artistiques. Enfin, ce fut un lieu de rencontres et d’échanges importants et particuliers.

Au théâtre, il a travaillé à plus d’une centaine de productions, notamment Les Reines, Cendres de cailloux, Le Rossignol et l’Empereur de Chine, Marie-Tudor, Le Langue-à-langue des chiens de roche. Il a reçu trois fois le prix Jacques-Pelletier ainsi que le Masque du meilleur décor pour A toi pour toujours, ta Marie-Lou. Il est directeur artistique du Théâtre Blanc depuis 2003.

Photo : Bernard Vallée

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'Marie Brassard'

Marie Brassard

Lorsque j’étais étudiante en première année au Conservatoire, j’admirais beaucoup un étudiant de deuxième qui s’appelait Jean Casault (qui est mort trop jeune). Un midi, dans la salle commune, il semblait pensif. Il venait de présenter un numéro devant Marc Doré, directeur de l’école à l’époque. Pour toute critique, Marc lui avait donné à méditer ceci : « Une œuvre d’art, ce n’est jamais un règlement de comptes. ». Jean était heureux d’avoir découvert ça. Souvent dans les moments de doutes, il prenait plaisir à se répéter la phrase, comme pour s’assurer que les motifs qui animaient son travail demeuraient propres et honnêtes. C’est une des nombreuses choses que j’ai apprises à l’école et, à mon tour ; quand je doute de mon travail ou quand je me sens perdue, cette phrase me revient et me calme.

Lauréate de plusieurs prix, Marie Brassard est associée de très près au travail de Robert Lepage : La Trilogie des dragons, Le Polygraphe, Les Sept branches de la Rivière Ota, La Géométrie des miracles. Avec sa compagnie, Infrarouge Théâtre, elle a créé Jimmy, créature de rêve ainsi que La Noirceur.

Photo : Johanne Mercier

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'Benoit Gouin'

Benoit Gouin

Le Conservatoire fut pour moi la première véritable prise de contact avec moi-même. Une explosion chargée d’angoisse et d’ivresse, de révolte et de passion, de fini et d’absolu. J’en ressens encore aujourd’hui l’onde de choc. Faire son école, c’est s’approprier de soi... et la quête dure toujours.

Membre fondateur du Théâtre Niveau Parking, lauréat du prix Nicky-Roy, il a participé à maintes créations de cette compagnie, dont Lucky Lady. Il a tenu les rôles-titres dans Dom Juan, de Molière, et Bajazet, de Racine. Il fut des Trois sœurs et Des fraises en janvier. Il a aussi joué à la télévision : L’Ombre de l’épervier ; Le Monde de Charlotte, La Grande Ourse et au cinéma : Mémoires affectives, Québec-Montréal.

Photo : Marc Dussault

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'Josée Deschênes'

Josée Deschênes

Le Conservatoire ! Lieu des remises en question, des grandes découvertes, des belles rencontres, lieu de joies et de peines aussi, où j’ai eu la certitude d’apprendre beaucoup et l’impression de désapprendre parfois. Malgré les zones claires et les zones d’ombre, le Conservatoire restera toujours dans mon cœur la plus belle école, la plus importante et celle dont je ne suis jamais vraiment sortie parce que j’ai souvent eu à y revenir...

Elle a incarné des personnages dans une quarantaine de pièces de théâtre, dont Jeanne et les anges, Bureautopsie, Moulins à paroles, Fleurs d’acier. Elle est membre fondatrice du Théâtre Niveau Parking. Au cinéma et à la télévision, elle a joué dans La Petite vie, Annie et ses hommes, l’Auberge du chien noir et Les Aimants.

Photo : © Sophie Grenier

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'Céline Bonnier'

Céline Bonnier

Une de mes garderies préférées. Un des plus beaux terrains de jeu que j’aie connus. Où on pouvait enfin jouer sérieusement. Où on devait inventer ses propres jeux et où j’ai découvert des gros casse-tête que je n’ai pas encore terminés. Merci à mes moniteurs.

Elle a incarné divers personnages au théâtre dans, entre autres productions, La Cloche de verre, rôle pour lequel elle a été primé, ainsi que plusieurs créations de la troupe de Théâtre Momentum. À la télévision, les séries Le Dernier chapitre et Tag lui ont valu des prix Gémeaux. Au cinéma, elle était de la distribution des Muses orphelines, Un homme et son péché et Monica la mitraille, rôle pour lequel elle a remporté un Génie et un Gémeau.

Photo : Paul-Antoine Taillefer

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'Christian Fontaine'

Christian Fontaine

Merci au Conservatoire pour m’avoir donné les bases d’un des derniers métiers où se mêlent si intimement l’art et la technique, la tradition et l’avant-garde, et pour m’avoir permis de rencontrer les gens avec qui je fais ce véritable travail d’équipe qu’est le théâtre.

Le Cercle de craie caucasien, au Théâtre du Trident, Mammouth et Maggie, des Productions préhistoriques, L’Homme, Chopin et le petit tas de bois, au Théâtre du Gros Mécano, Amours, délices et ogres, du Théâtre des Confettis, L’Impératrice du dégoût, au Théâtre Niveau Parking ne sont que quelques-uns des décors qu’il a signés au cours des années. Avec Jeanne et les anges, il recevait, avec Isabelle Larivière, le prix Jacques-Pelletier.

Photo : Marc Lajoie

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'Isabelle Larivière'

Isabelle Larivière

Très rapidement, Isabelle Larivière se fait remarquer par la qualité de son travail et de ses conceptions de costumes. Lauréate à trois reprises du prix Jacques-Pelletier ainsi que du Masque du costume et celui du décor, chacune de ses conceptions porte la marque de son talent : Le Songe d’une nuit d’été, Les Trois sœurs, Les Mains d’Edwige au moment de la naissance, Mesure pour mesure, Le Colonel et les oiseaux, Ines Pérée et Inat Tendu, Les Troyennes, Incendies, L’Impératrice du dégoût, entre plusieurs autres.

Photo : Marc Lajoie

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'Carol Cassistat'

Carol Cassistat

J’entrais au Conservatoire d’art dramatique de Québec peu de temps après ma sortie du Collège militaire royal de Saint-Jean… Bref, je partais de loin !, troquant ma FNC1 pour le nez de clown, Jésus m’avait-il montré le chemin ? Peu m’importe puisque depuis, je mène une vie heureuse et je me sens léger tous les jours. Merci à Paule Doré, Marc Lessard, Jacques Savard, Denise Pichette et Jean Guy Gagnon pour ces merveilleux moments de grandes découvertes !

Depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Québec, Carol Cassistat a joué dans plus de 60 productions professionnelles tant sur les scènes du Québec qu’à l’extérieur du pays. À la télévision, il a participé à près de 500 émissions dédiées à la jeunesse (Télépirate, La rue Tabaga, Watatatow) en tant que comédien, et plus récemment, au Canal Vox Québec, comme animateur. Dans son cheminement artistique, il a constamment œuvré auprès des enfants. Il est aujourd’hui directeur artistique du Théâtre du Gros Mécano, à Québec.

Photo : Collection personnelle

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'Antoine Laprise'

Antoine Laprise

Le Conservatoire m’a avalé, déboîté, désossé, moulu, remonté, allaité, exalté, troublé, laissé tomber, défait, fait du mal et du bien, aimé, adulé, encouragé, mal compris, découragé, enlacé, déplacé, déporté, nourri, pourri, fait rêver, construit, détruit, laissé pour mort, ressuscité et recraché. Toujours vivant.

En 1995, il a fondé, avec Lorraine Côté, le Théâtre du Sous-marin jaune qui nous ont donné Candide, La bible, Le discours de la méthode et Les essais. Il a fait le tour de la terre avec la Course destination monde. Depuis que ses images sont tombées dans les yeux des autres, il est devenu réalisateur (La bête volumineuse, un film sur Fred Fortin), mais continue son travail de metteur en scène : Le Mahabharata, La nature même du continent de Jean François Caron, La bonne âme du Setchouan de Bertolt Brecht, Les cercueils de zinc de Zvetlana Alexievitch, La route des songes de Chikamatsu.

Photo : Collection personnelle

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'Marie-Chantale Vaillancourt'

Marie-Chantale Vaillancourt

« La richesse d’un groupe est faite de ses mutins et de ses mutants » (Edgar Morin).
Je suis arrivée au Conservatoire avec un ras-le-bol de la guenille... C’est l’éclairage qui m’y attirait... J’y ai trouvé la Lumière et, avec elle, un nouveau sens à la « guenille ». L’étoffe est devenue costume et les personnages ont pris toute leur dimension, et avec eux, le Conservatoire m’a fait réaliser - pas facile - que la guenille, c’était pour moi bien plus qu’une passion...

Au théâtre, elle travaille comme conceptrice de costumes. Collaboratrice de Robert Lepage depuis 1989, elle a créé les costumes des Sept branches de la rivière Ota, La Géométrie des miracles, La face cachée de la lune, La Trilogie des dragons, ainsi que Le Polygraphe et , au cinéma, et , pour le Cirque du Soleil.

Photo : © Sophie Grenier

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'Carl Fillion'

Carl Fillion

Grâce à la puissance de ses conceptions, il se voit confier la réalisation de décors par d’importantes compagnies de théâtre, très tôt après sa sortie du Conservatoire. Rapidement, il devient l’un des scénographes importants du Québec et plusieurs de ses décors sont primés : Le Songe d’une nuit d’été, La Mort d’un commis voyageur. Au cours des dernières années, il fut associé étroitement aux créations de Robert Lepage, ce qui l’a amené à faire une carrière internationale : Les Sept branches de la rivière Ota, Elseneur, La Géométrie des miracles, Faust, à l’Opéra de Paris, La Célestine, en Espagne.

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'Réjean Vallée'

Réjean Vallée

Mes années de Conservatoire m’ont permis d’apprendre ce métier que je pratique avec bonheur depuis plus de 15 ans, mais plus encore, elles m’ont fait découvrir l’homme sensible que je suis et à qui l’on demandait jusque-là de contenir sa sensibilité. La permission soudaine d’exprimer toutes ces émotions a propulsé mon évolution personnelle vers un être beaucoup plus complet.

Réjean Vallée est sorti du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 1991. Depuis, il a joué dans plus d’une cinquantaine de pièces, dont Le Tartuffe, Phèdre, Les feluettes, Le songe d’une nuit d’été, Les liaisons dangereuses et Les sept branches de la rivière Ota, avec laquelle il a tourné en Australie et en Europe. Il a eu la chance de travailler avec plusieurs metteurs en scène de talent, dont Robert Lepage, Serge Denoncourt, Claude Poissant, Michel Nadeau et Marie-Josée Bastien. Il a cofondé le théâtre Les enfants terribles et il enseigne à l’Université Laval à Québec. En 2005, il a remporté le prix Paul-Hébert pour son rôle dans Les feluettes, où il incarnait la comtesse de Tilly.

Photo : Sophie Grenier

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'Normand Daneau'

Normand Daneau

Le Conservatoire d’art dramatique de Québec aura été pour moi l’occasion de réaliser deux objectifs. Premièrement, acquérir une formation d’acteur. Deuxièmement, développer mon potentiel créatif. Ces deux aspects de la formation académique du Conservatoire m’ont permis, dès mes débuts, de m’intégrer à la vie théâtrale à la fois comme acteur et comme metteur en scène. La qualité des professeurs et l’originalité de l’enseignement donné font de cette école unique un véritable tremplin pour la création québécoise.

Directeur artistique et cofondateur de la troupe Les Moutons noirs, il signe plusieurs mises en scène de la compagnie. En plus du théâtre (Les Sept branches de la rivière Ota, Les Frères Karamazov, La Nature même du continent), il touche au cinéma (Le Confessionnal, Cosmos) et à la télévision (La Vie, la vie et La Grande Ourse).

Photo : René Foley

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'Jean-Sébastien Ouellette'

Jean-Sébastien Ouellette

L’imagination et le plaisir de créer. La rigueur et les conventions. L’invention et l’art. Un monde entier s’est ouvert à moi dans les salles du Conservatoire d’art dramatique de Québec. Un monde de montagnes russes et d’euphories. Un puissant catalyseur où l’apprentissage du métier d’acteur en est surtout un de de soi-même.

Dès sa sortie du Conservatoire, on l’assigne principalement au grand répertoire ; Marivaux, Pirandello, Gorki, Racine. Au fil des ans, Jean-Sébastien Ouellette se bâtit une solide répuration et on lui confie de grands rôles issus de tous les répertoires. On n’a qu’à penser à Forêts, Le Tarfuffe, La double inconstance, Meurtre, Le roi se meurt, Marie Tudor, Turcaret et Le Cid. Depuis quelque temps, il travaille également comme metteur en scène : À tu et à toi, Dom Juan, La robe de Gulnara et Laurier Station.

Photo : Nicola-Frank Vachon

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'Hugues Frenette'

Hugues Frenette

J’ai appris un métier difficile au Conservatoire, un métier d’artisan fait de rigueur et de don de soi, une profession de foi où l’humilité et la confiance vont nécessairement de pair. Merci à mes maîtres, ceux qui m’y ont enseigné, et merci à tous ceux qui font de cet art un exemple parfait de ce que la vie offre de grandiose.

Ces dernières années, il multiplie les rôles exigeants sur les scènes de Québec notamment dans Les Mains sales de Jean-Paul Sartre pour lequel il a obtenu un Masque d’interprétation, puis Cyrano de Bergerac de Edmond Rostand et L’asile de la pureté de Claude Gauvreau, rôles pour lesquels il a obtenu deux années consécutives le prix Paul Hébert d’interprétation, mais aussi Henri IV de Luigi Pirandello et Dom Juan de Molière. On l’aura vu également à la télévision, La grande Ourse, Un homme mort, et au cinéma dans Une jeune fille à la fenêtre. Il s’adonne aussi à la mise en scène (Les Variations énigmatiques d’Éric-Emmanuel Schmitt).

Photo : Nicola-Frank Vachon

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'Anick Lemay'

Anick Lemay

Paule Savard m’a dit un jour : « Pour jouer, il faut vivre et observer. » Ce petit bout de phrase a changé ma vie ! Ma curiosité trouvait enfin un écho. Je me rappelle du Conservatoire comme d’un cocon. Un lieu où l’on se forme avant d’apprendre à voler. Un concentré d’insécurités, de grandes joies, de découvertes et de vertigineux coups de cœur. Par ses enseignants, sa structure et son espace, cette école est, à mon humble avis, celle qui respecte le plus la différence de chacun. Chanceux ! Vous pouvez encore y entrer ! Bonne route !

Récipiendaire du Prix du public au Théâtre Denise-Pelletier, en 2000, c’est à l’écran toutefois que sa carrière prend son envol avec Les Bâtisseurs d’eau, puis Caserne 24, Tribu.com, La promesse et Mauvais Karma et nous l’avons vu au cinéma dans Le dernier tunnel, Le survenant et Maman last call.

Photo : © Laurence Labat

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'Pierre-Francois Legendre'

Pierre-Francois Legendre

Je pense que je suis entré au Conservatoire pour fuir mes responsabilités d’adulte et pour stresser ma mère. J’y ai découvert une école qui n’en est pas une ; un endroit où l’expression « l’erreur est humaine » prend tout son sens, car c’est justement des travers de l’être humain que l’acteur se nourrit. Et grâce à la création, le Conservatoire m’a appris ce que je sais de plus précieux : je suis unique et aucun autre acteur ne peut aborder un rôle comme je vais le faire.

Il se fait connaître du grand public avec le film Québec-Montréal et à Vrak TV mais le public de théâtre a pu apprécier son talent dans Le Chemin des passes-dangereuses, Le Chien, Turcaret, Lentement la beauté et Mesure pour mesure qui lui a valu le prix Janine-Angers.

Photo : © Sophie Grenier

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'Anne-Marie Olivier'

Anne-Marie Olivier

J’ai vécu des montagnes russes incroyables : un jour je m’étonnais, je m’émerveillais, et le lendemain je pleurais. Puis, je prenais mon courage à deux mains et je recommençais. Bref, ce furent trois années sensationnelles, à me perdre et à me trouver. Les classes de création avec Marc Doré ont été des révélations explosives et de fabuleuses oasis de plaisir !

La première création d’Anne-Marie Olivier, Gros et Détail, a remporté plusieurs prix et nominations. On a aussi vu la comédienne comme interprète dans Les trois sœurs, Vie et mort du roi boiteux et Forêts.

Photo : Martin Morissette

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'Évelyne Rompré'

Évelyne Rompré

Le Conservatoire d’art dramatique a été pour moi une porte d’entrée sur le monde artistique. Les professeurs ont été des guides qui m’ont éclairée sur les différentes avenues du métier. Grâce à eux, ces trois années ont été très stimulantes, me poussant à aller toujours plus loin dans ma démarche d’apprentie, mais surtout m’ont donné les outils nécessaires pour relever le défi de me trouver moi, ma vérité, afin de concrétiser mon désir de transmettre.

Sa prestation dans Ines Pérée et Inat Tendu lui vaut trois prix d’interprétation. Depuis, elle multiplie les engagements à la scène : Antigone, Le Peintre des madones, Unity 1938, Les Mains d’Edwige au moment de la naissance ; au cinéma : Une jeune fille à la fenêtre, Deux fois une femme, Woyzeck, et à la télévision : Temps dur, Destinées, L’auberge du chien noir, Stan et ses stars.

Photo : Jean-François Brière

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'Vano Hotton'

Vano Hotton

À 16 ans, quand il a fallu que je choisisse un métier, j’ai dit à l’orienteur de mon école que je voulais dessiner des décors de théâtre. Il m’a répondu que ce n’était pas un métier et que les comédiens devaient faire ça eux-mêmes… J’ai donc suivi un autre chemin (probablement le meilleur), qui m’a mené à Élène Pearson. Elle fut mon phare, la lumière qui a percé mon brouillard. Par son entremise, j’ai découvert l’école de mes rêves, où j’ai fait mes premières armes et où j’ai découvert des trésors cachés en moi. Je lui en serai reconnaissant toute ma vie.

Dès sa sortie de l’école, Vano Hotton démontre une belle ardeur au travail en tant qu’accessoiriste et peintre scénique, ce qui l’emmène vite à occuper des postes de concepteur de décors. Voici quelques titres qui en témoignent : Roche, papier, couteau… (théâtre I.N.K.), La forme des choses (théâtre des Fonds de tiroir), L’écrit (L’Ubus théâtre), Lucille in the sky avec un diamant (Gros Mécano), Les feluettes et Macbeth (La Bordée), Aux portes du royaume et Le colonel et les oiseaux (Trident), La trilogie des dragons (Ex Machina).

Photo : Vincent Champoux

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'Frédéric Dubois'

Frédéric Dubois

Quelqu’un disait : un auteur de théâtre trace un chemin dans le noir, le metteur en scène doit retrouver ce chemin avec une lanterne. Je suis aujourd’hui metteur en scène et c’est assurément parce que j’au dû trouver mon chemin dans le noir alors que j’étais au Conservatoire d’art dramatique de Québec. On m’a tout appris sans que je le sache et maintenant, je refais le chemin sans cesse et sans cesse, de projet en projet. Et je sais que la lanterne, cette liberté que j’ai, ce grand besoin d’indépendance, cette volonté de m’enraciner pour mieux m’envoler, c’est en partie parce que j’ai pu étudier dans cette école, dans cette ville. Merci pour tout, tout.

Fondateur et directeur artistique du Théâtre des Fonds de tiroir, plateforme théâtrale importante de la Vieille Capitale, il y a signé toutes les mises en scène. Entre autre, Les feluettes, Vie et mort du roi boiteux, Ubu roi, La librairie et Ha ha ! qui lui a valu le Prix de l’Association québécoise des critiques de théâtre en 2004.

Il est récipiendaire du Prix John-Hirsh 2008, remis par le Conseil des Arts du Canada, prix d’excellence qui souligne un début de carrière singulier et prometteur. À 24 ans, en milieu institutionnel pour la première fois, il signe la mise en scène de Macbeth de Shakespeare, traduction de Michel Garneau, poète québécois de renom. Les horizons s’élargissent alors et le dialogue s’ouvre entre les possibilités qu’offrent la grande scène et la liberté qu’il trouve dans sa compagnie de création lui permettant que se peaufine son écriture scénique toute personnelle.

Au Théâtre des Fonds de tiroir, il se fait remarquer avec son adaptation de Zazie dans le métro de Raymond Queneau, qui vaut à la compagnie le Masque Révélation 2001. C’est aussi sa grandiose mise en scène extérieure de huit heures de Vie et mort du roi boiteux de Jean Pierre Ronfard qui confirme son audace à présenter, hors circuit, des textes importants de la dramaturgie québécoise et d’ailleurs. Il a monté Tchekhov, Tremblay, Durringer, Jarry, Kemeid, Bastien.

Photo : Nicola Frank Vachon

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'Catherine Higgins'

Catherine Higgins

Mettre en images, dessiner, pousser les idées, mettre en forme un costume, un personnage. Concevoir et réaliser une vision. Créer et faire vivre ; échanger et mettre en commun. Le Conservatoire a été pour moi un lieu de rencontres et d’apprentissage de cet art collectif, d’imaginaire et de création qu’est le théâtre.

Le Tartuffe, Phèdre, Le projet Andersen, Le Cid, Turcaret, Le roi se meurt, Les enfants du sabbat, Marie Tudor (prix Jacques-Pelletier 2003), Meurtre, À toi pour toujours, ta Marie-Lou, Richard III, La déraison d’amour, Caligula (Prix du Fonds du Théâtre du Vieux-Québec 2011) ne sont que quelques-uns des spectacles qui ont permis d’apprécier le talent de cette jeune conceptrice de costumes dont la carrière est partie en flèche.

Photo : Stéphanie Higgins

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'Hélène Florent'

Hélène Florent

Le Conservatoire, c’est la base, les fondations de ce que l’on devient comme acteur, comme créateur. Pour que cette base soit solide, il faut se permettre de ne pas savoir, ne pas savoir comment. Trois ans pour chercher, se tromper, recommencer, se perdre, se laisser guider, s’abandonner, s’émouvoir, s’étonner, se surprendre. Bref, pour apprendre à jouer sérieusement, mais sans se prendre au sérieux ! Merci aux professeurs, vous m’avez donné des outils, de la confiance et… beaucoup de doutes ! Doutes qui me font avancer, chercher toujours plus loin, au fil des rencontres et des projets ! Merci !

Depuis sa sortie du Conservatoire, Hélène Florent a eu le bonheur de faire partie d’un grand nombre de productions. On a pu la voir au Théâtre du Trident dans : Le Chien, Le Colonel et les oiseaux, Le Malade imaginaire, Aux portes du royaume, Le Cid ; au Théâtre Périscope : Les gagnants et Le psychomaton, deux productions de la compagnie Le Groupe Ad Hoc dont elle est la cofondatrice ; et à l’Espace Libre dans Sacré-Cœur. À la télévision : Deux frères, Un homme mort, Lance et compte, Les invincibles, Casino, La galère et Toute la vérité. Et enfin au cinéma : Yellowknife, Mémoires affectives, La vie avec mon père, Dans les villes, La lâcheté, Lucidité passagère et Café de Flore.

Photo : Sasha Brunelle

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'Jean-Philippe Joubert'

Jean-Philippe Joubert

C’est probablement après l’école que l’école a pris tout son sens pour moi. Au moment où ma parole et mon corps pouvaient s’éclater complètement dans un théâtre qui est le mien, celui que, tout au long de ma formation, on m’a poussé à découvrir au fond de moi-même. Ce théâtre n’existait pas encore et germait alors dans quelques zones cachées. C’est ce créateur que l’école a fait éclore : celui qui se tient debout sur la scène comme il se tient debout sur la terre et qui tente de parler avec humilité et sincérité au public venu le rencontrer.

Cofondateur et directeur artistique de la compagnie de création Nuages en pantalon, Jean Philippe Joubert bâtit une œuvre fondée sur la rencontre entre le théâtre, le mouvement, la scénographie et l’image dans l’écriture même du spectacle. Son travail s’adresse autant aux adultes (Satie agacerie en tête de bois, Lucy), qu’aux jeunes publics (L’ombre de l’escargot, Si tu veux être mon amie - Masque de la Production Jeunes Publics 2007). Il travaille aussi à la mise en scène de théâtre de répertoire (Charbonneau et le chef, La nuit des rois au Théâtre du Trident et L’école des femmes au Théâtre de La Bordée) et touche au cirque comme metteur en scène ou conseiller artistique (Ferghana – cirque équestre, École de cirque de Québec).

Photo : Nicola-Frank Vachon

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'Christian Michaud'

Christian Michaud

Après quatre tentatives, j’ai enfin été accepté dans cette école qui me hantait depuis des années. Cette école où, pour la première fois de ma vie, je me suis fait dire par un enseignant : « Cesse d’être gentil, pis sors ton côté délinquant ! » Voilà ce qu’a été pour moi le Conservatoire : un lieu qui m’a permis de comprendre que tout est possible quand on s’écoute. C’est un moment dans la vie qui m’a fait grandir comme être humain, donc comme interprète.

Depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2001, Christian Michaud a fait sa marque au sein de la communauté théâtrale de la région. On l’a vu notamment au théâtre de la Bordée, dans Macbeth, où il campait le rôle-titre, ce qui lui a valu le prix d’interprétation Nicky-Roy. En 2006, son rôle de marquis et de chevalier dans Jacques et son maître de Milan Kundera lui a permis d’être en nomination pour le prix Jeannine-Angers. Il en fut de même en 2007, pour ses personnages de la pièce Santiago. Depuis 2001, il a été de plusieurs distributions sur les scènes de Québec : Lentement la beauté, Le langue-à-langue des chiens de roche, Le malade imaginaire, Cendres sur les mains, On achève bien les chevaux, À tu et à toi... En plus d’être très actif comme comédien, il conçoit des bandes sonores pour différents spectacles de théâtre.

Photo : Maude Chauvin

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'Jennifer Tremblay'

Jennifer Tremblay

Présentement conceptrice de costumes pour la télévision de Radio-Canada, elle a créé auparavant pour diverses pièces de théâtre dont La robe de Gulnara et À tu et à toi (Compagnie dramatique de Québec), Un simple soldat et La gloire des filles à Magloire (Théâtre de la Bordée) Terre océane et Le langue-à-langue des chiens de roche (Trident). Elle a été en nomination pour le Prix d’excellence des arts et de la culture de la Ville de Québec pour Show d’vaches au Bitch Club Paradise. De plus, elle a travaillé comme maquilleuse au théâtre sur plusieurs productions, à la télévision pour Zone 3, et en photographie pour Julie Perreault photographe entre autres.

Photo : Collection personnelle

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Dernière modification 8 décembre 2016 - 2016-12-08
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